Hong Kong
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Hong Kong
« [Les îles] n’étaient que des morceaux de rocs ancrés dans la mer, tantôt nues et tantôt boisées ; et toutes sauvages et désertes. Toutes — sauf une. Par contre, sur celle-là, il n’y avait pas un pouce qui fût libre. […] Cette île était Hong-Kong… » Quand Joseph Kessel écrit ces lignes, Hong Kong est encore britannique et Macao, encore portugaise.
Hong Kong signifie littéralement « port aux parfums » et est aujourd’hui l’un des plus grands centres financiers au monde. Cette évolution très différente du reste de la Chine, territoire auquel la région est attachée, s’explique par son statut d’ancienne colonie britannique. En effet, une loi fondamentale de Hong Kong dit que cette région obéit au principe de « un pays, deux systèmes », ce qui lui permet d’avoir sa propre monnaie, son système légal, qui est celui des pays anglo-saxons, mais surtout un système politique relativement démocratique.
C’est en 1842, avec le Traité de Nankin, puis avec la Convention pour l’extension du territoire de Hong Kong de 1898, que Hong Kong est cédée au Royaume-Uni pour 99 ans. Comme prévu par ces traités, la région est rétrocédée à la Chine le 1er juillet 1997, mais avec une condition : le fameux principe « un pays, deux systèmes » devra perdurer pendant encore 50 ans, c’est-à-dire jusqu’en 2047. Cependant, la Chine a tenté de faire passer un projet de loi sur l’extradition des opposants politiques, ce qui a déclenché un mouvement de contestation qui ne cesse d’enfler jusqu’à aujourd’hui.
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