Italie: lueur d'espoir dans la lutte contre "la lèpre des oliviers"
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Dans ce champ non loin de Gallipoli dans les Pouilles, la xylella a tué tous les oliviers… ou presque.
Il n’a pas fallu longtemps à Pierfederico La Notte, chercheur au Conseil National de la Recherche italien, pour comprendre que certains arbres résistaient à la bactérie qui décime cette région du sud de l’Italie depuis 2013.
A ce jour, deux variétés d’oliviers, qui attrapent la maladie mais n’en meurent pas, ont été identifiées.
Pierfederico La Notte, chercheur au CNR :
"La Leccino et la Favolosa sont un point de départ pas d’arrivée. On espère, et on y travaille dur, on espère trouver un nombre de variétés résistantes bien plus élevé."
Les résultats sont prometteurs : des branches de ces variétés résistantes ont été greffées sur des troncs d’arbres malades et elles poussent parfaitement, en produisant des fruits.
Giovanni Melcarne, qui a perdu 90% de ses champs depuis le début de la crise, a voulu aller plus loin, en cherchant des plantes qui n’attrapent pas la maladie… Et il a trouvé…
Les voici, dans une serre, au beau milieu de son pressoir… une vingtaine de pousses qu’il bichonne avant de tenter l’impensable…
Giovanni Melcarne, producteur d’huile d’olive Forestaforte :
"On va leur inoculer la maladie, on va les contaminer avec les insectes qui transmettent la maladie pour avoir la preuve scientifique que cette plante, cette variété autochtone que l’on pourra cultiver, n’attrape pas la maladie et la preuve qu’elle est immunisée."
Le risque de contagion à tous les pays producteurs d’olives est grand. Raison pour laquelle le Centre International de Hautes études agronomiques méditerranéennes de Bari, dans le nord des Pouilles, a décidé de former des agronomes venus de tout le bassin méditerranéen.
Maroun El Moujabber, CIHEAM Bari :
"Maintenant avec les technologies on peut en temps réel transmettre des photos, des images des symptômes pour pouvoir aider et également on peut à travers le projet, mobiliser des ressources scientifiques des pays européens qui puissent aller dans les pays méditerranéens pour assister et former ces gens."
Et c’est notamment grâce à une application, Xylapp, que les symptômes peuvent être transmis pour être analysés. Car il faut aller vite. En Italie, 2e pays producteur d’huile d’olive au monde, on estime que la maladie progresse de 2 kilomètres par mois. Et le manque à gagner dans le secteur oléicole se chiffrerait déjà à plus d’1,2 milliards d’euros.
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