K-pop : paillettes et suicides
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K-pop : paillettes et suicides.
Sulli, Goo-Hara et Cha In-Ha partagent un triste point commun, en plus d’avoir fait partie de l’industrie sud-coréenne du spectacle : ils se sont suicidés en 2019, en l’espace de deux mois. Ces morts en série ont attiré l’attention des publics sud-coréen et international sur la face cachée de cette industrie largement soutenue par l’État, qui en a fait un fer de lance culturel destiné à promouvoir la Corée du Sud dans le monde.
Car si les groupes de k-pop (pop coréenne) ont fait des émules au point que certains, comme BTS ou Blackpink, remplissent des Stades de France et des Zenith, l’envers du décor est nettement moins glamour. Soumis à une pression incessante et à des exigences impossibles de perfection dans tous les domaines – chant, danse, apparence –, ces forçats de la musique sont connus pour être liés à leur maison de disque par des « slave contracts », traduire « contrats d’esclave ». Ces derniers stipulent généralement l’interdiction d’avoir un partenaire et de nombreuses autres restrictions touchant à la vie privée, sans compter des revenus bien maigres.
Après des années passées en tant que « trainee », au cours desquelles ils s’entraînent chaque jour après l’école, ils doivent ensuite réussir à percer, sans quoi ils sont condamnés à rembourser tout l’argent investi pour eux par les agences. S’ils réussissent, ils s’exposent ensuite au cyberharcèlement, qui peut avoir les conséquences dramatiques évoquées plus haut…
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