La France compte 67 millions d'habitants et toujours un peu moins de bébés
Si vous ne connaissez pas un mot, surlignez-le avec votre souris et cliquez sur “Translate” pour le traduire dans la langue de votre choix.
La France compte 67 millions d'habitants et toujours un peu moins de bébés.
Des Français plus vieux et toujours un peu moins de bébés: la France comptait début 2020 plus de 67 millions d'habitants, soit une hausse de 0,3% limitée par la baisse continue de la fécondité depuis cinq ans, néanmoins plus modérée cette année.
Au 1er janvier, 67.064.000 personnes exactement vivaient en France: 64.898.000 en métropole et 2.166.000 dans les départements d'outre-mer, selon les estimations publiées mardi par l'Insee.
La croissance de la population en 2019 est tirée comme les années précédentes par les naissances davantage que par le solde migratoire. La différence entre les entrées et sorties du territoire ressort en effet à +46.000 personnes, en diminution par rapport à 2018.
Avec 753.000 naissances (6.000 de moins qu'en 2018) et 612.000 décès (2.000 de plus), le pays a connu un solde naturel de +141.000 personnes, à son plus bas historique depuis la Seconde Guerre mondiale.
Une tendance qui s'explique par la hausse des décès depuis une dizaine d'années, du fait de l'arrivée des générations du baby-boom (entre 1946 et 1974) à des âges avancés, et par la diminution du nombre de naissances.
Cette baisse, qui s'observe depuis 2015, s'est poursuivie en 2019 mais à un rythme plus modéré.
Ce recul de la natalité s'explique en partie par la diminution du nombre de femmes de 20 à 40 ans, en âge de procréer, celles nées durant le baby-boom étant progressivement sorties de cette tranche d'âge.
Mais elle est surtout due à la baisse du taux de fécondité (nombre d'enfants par femme) qui s'établit à 1,87 enfant par femme, contre 1,88 (arrondi) en 2018.
Prenant acte de cette cinquième baisse de la natalité, l'Union nationale des associations familiales a appelé mardi à "un rebond de la politique familiale" pointant "des prestations familiales sacrifiées ou rognées" et "le développement de l'accueil de la petite enfance (qui) stagne".
Au niveau européen, la France reste toutefois la championne de la fécondité devant la Suède (1,78) et l'Irlande (1,77).
Après une stagnation en 2018 pour les femmes, l'espérance de vie à la naissance progresse, s'établissant désormais à 85,6 ans, en neuvième position au niveau européen.
La France poursuit son vieillissement avec, au 1er janvier, plus d'une personne sur cinq (20,5%) âgées de plus de 65 ans (12,8% en 1985).
- Moins de mariages, plus de Pacs -
Si le nombre de mariages, entre couples de sexe différent et de même sexe, continue de chuter, les pactes civils de solidarité (Pacs) progressent eux de façon continue, se rapprochant des mariages.
La France comptait 14 millions de moins de 18 ans, soit 21% de sa population, dont 4 millions vivaient avec un seul de leur parent.
La part des familles dites "traditionnelles" (où tous les enfants du logement sont ceux du couple) a reculé de deux points (69 à 67%) au profit des familles monoparentales (22 à 24%) depuis 2011. La proportion de familles recomposées est restée stable, à 9%.
Accédez à l'intégralité de l'article, choisissez un abonnement
AFP/Archives / Thomas COEX Des promeneurs aux jardins des Tuileries en avril 2010 à Paris