La mosquée de Bayonne prise pour cible : deux blessés, le tireur présumé interpellé
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La mosquée de Bayonne prise pour cible : deux blessés, le tireur présumé interpellé.
La mosquée de Bayonne, ville présentée par ses élus comme "paisible" et à la communauté musulmane "intégrée", a été lundi la cible de tirs faisant deux blessés graves de la part d'un octogénaire, ex-candidat du Front national connu pour ses "excès verbaux", interpellé après les faits.
Le président Emmanuel Macron qui recevait à l'Elysée les responsables du Conseil français du culte musulman (CFCM), a condamné "avec fermeté l’attaque odieuse" affirmant que "la République ne tolérera jamais la haine".
Le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray, a souligné de son côté sur Twitter que les "Bayonnais (étaient) solidaires de la Communauté musulmane, victime d’un attentat aussi lâche qu’odieux".
Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé que "s'en prendre à un lieu de culte, à une mosquée, à des fidèles, c'est un acte odieux que nous condamnons évidemment avec beaucoup de fermeté. C'est un acte qui ne peut avoir de place dans notre République qui garantit la liberté des cultes et des croyances".
Le suspect a été placé en garde à vue du chef de "tentative d’assassinats", a indiqué le procureur de Bayonne Marc Mariée dans un communiqué.
Selon la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, "à 15h20, un homme a tenté d’incendier la porte de la mosquée de Bayonne. Surpris dans sa tentative par deux personnes, l’homme leur a tiré dessus" et en repartant, a incendié une automobile.
Les deux personnes sont sorties et ont été touchées l'une au cou, l'autre au thorax et au bras, a-t-il raconté à un correspondant de l'AFP.
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AFP/Archives / Iroz Gaizka Intérieur de la mosquée de Bayonne, le 5 mars 2015