La pandémie repart en Europe mais l'OMS ne juge pas nécessaire un "verrouillage"

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La pandémie repart en Europe mais l'OMS ne juge pas nécessaire un "verrouillage".

Paris (AFP) - Malgré un fort rebond des contaminations, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé jeudi que la pandémie de Covid-19 pouvait être gérée en Europe sans verrouiller à nouveau la société, la Banque mondiale avertissant de son côté que la crise pourrait faire basculer 100 millions de personnes dans l'extrême pauvreté.

En Europe, la préparation des autorités et les connaissances accumulées ces derniers mois devraient permettre d'éviter un verrouillage de la société dans son ensemble, ont estimé l'OMS et le Fonds de l'ONU pour l'enfance (Unicef), qui ont également appelé les gouvernements africains à favoriser la réouverture des écoles fermées depuis près de six mois, en prenant des mesures pour éviter la propagation du virus.

Les chiffres de nouveaux cas de contaminations en 24 heures publiés jeudi en France, en Italie, en Allemagne ou encore en Espagne sont inquiétants et montrent un rebond de la pandémie, souvent à la faveur des vacances, de fêtes et de déplacements.

En Espagne, 7.039 nouveaux cas se sont déclarés. En France, le chiffre était de 4.771 nouveaux cas, une progression inédite depuis mai. En Allemagne, ce sont 1.707 nouveaux cas qui ont été dépistés alors qu'en Italie, le ministère de la Santé a fait état de 845 nouveaux cas.

En France, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a toutefois exclu un report généralisé de la rentrée scolaire, même si des "exceptions locales" pourront être envisagées.

La crise pourrait entraîner 100 millions de personnes supplémentaires dans l'extrême pauvreté à travers le monde, plus encore que précédemment estimé, a alerté de son côté jeudi le président de la Banque mondiale David Malpass. Une situation qui rend "impératif", pour les créanciers, de réduire la dette des pays pauvres, a-t-il déclaré, allant ainsi plus loin que les appels à prolonger le moratoire sur la dette des pays les plus pauvres.

L'Allemagne a annoncé, dans la nuit de jeudi à vendredi, qu'elle allait devoir de nouveau recourir à l'emprunt l'an prochain pour financer un déficit budgétaire important en raison de l'impact continu de la pandémie. L'Allemagne, traditionnellement championne de la rigueur budgétaire et qui a accumulé les excédents budgétaires ces dernières années, va donc rompre pour la deuxième année consécutive avec son orthodoxie en la matière.

Face au rebond de la pandémie, en Europe et dans bien d'autres pays, les restrictions se multiplient. L'épidémie a fait au moins 788.242 morts depuis fin décembre, selon un bilan établi jeudi par l'AFP à partir de sources officielles.

Les Etats-Unis, pays le plus touché au monde, ont enregistré pour jeudi 46.704 nouveaux cas (total: 5.571.102) et 1.213 nouveaux décès (total: 174.178).

Alors que les recherches s'accélèrent pour trouver un vaccin, la Commission européenne a annoncé jeudi avoir réservé 225 millions de doses du potentiel vaccin contre le Covid-19 de l'Allemand CureVac. C'est le quatrième accord de ce type trouvé par l'UE avec des laboratoires.

Pour le président français Emmanuel Macron, il existe des "perspectives raisonnables" d'obtenir un vaccin "dans les prochains mois".

This article was published Friday, 21 August, 2020 by AFP (496 words)
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Un homme et une femme protestent dans une manifestation de commerçants contre le nouveau confinement imposé à Bogota, le 20 août 2020 © AFP Raul ARBOLEDA


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