L'Algérie se réveille sans Bouteflika, pour la première fois en 20 ans
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L'Algérie se réveille sans Bouteflika, pour la première fois en 20 ans.
Alger (AFP) - Après un mois de contestation exemplaire, les Algériens se réveillent, pour la première fois en 20 ans, sans Abdelaziz Bouteflika à la tête du pays mais, la joie passée, n'entendent pas baisser la garde et veulent désormais obtenir le départ de tout le "système" au pouvoir.
Le chef de l'Etat de 82 ans aura tenté de s'accrocher au pouvoir face à un mouvement populaire inédit. Mais il a démissionné mardi soir, quelques heures après avoir été défié par l'armée.
Cette décision "est destinée à contribuer à l'apaisement des coeurs et des esprits de mes compatriotes, pour leur permettre de projeter ensemble l'Algérie vers l'avenir meilleur auquel ils aspirent légitimement", explique le chef de l'Etat dans sa lettre de démission, publiée par l'agence officielle APS.
Est également présent dans la pièce Abdelkader Bensalah, 77 ans, pur produit du régime, chargé par la Constitution d'assurer l'intérim durant une période maximale de 90 jours au cours de laquelle une présidentielle doit être organisée.
A Alger, un concert de klaxons a accueilli la nouvelle et des Algérois, munis du désormais indispensable drapeau algérien, se sont rassemblés sur le parvis de la Grande poste avant de défiler joyeusement dans les rues alentour.
Et la plupart des Algérois interrogés par l'AFP ont répété leur détermination à continuer de manifester malgré cette démission, refusant la transition prévue par la Constitution qui laisse aux commandes les acteurs du "système".
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Abdelaziz Bouteflika remet sa lettre de démission au président du conseil constitutionnel Tayeb Belaïz, le 2 avril 2019 à Alger © ENNAHAR TV/AFP -