Le cœur artificiel
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Le cœur artificiel, à armature de plastique dur, et d’un poids de 900 grammes, reproduit le fonctionnement naturel du cœur humain, avec ses 2 ventricules et ses battements.
Le cœur malade est coupé sous les oreillettes afin de garder le réseau de vaisseaux sanguins qui irriguent les organes.
Une interface en forme de lunette est suturée aux oreillettes ; la prothèse - comprenant 2 cavités ventriculaires et 4 valves - vient s’y encliqueter.
Chaque ventricule est séparé en 2 parties par une biomembrane double-face : l’une pour le sang, constituée de péricarde bovin - traité pour éviter tout rejet - ; l’autre pour le liquide d’actionnement et les pompes, en polyuréthane.
Le rythme cardiaque qui se décompose en 2 temps est ainsi imité :
Deux motopompes déplacent alternativement un fluide contenu dans un sac : lorsque le compartiment hydraulique se vide, le retrait de la membrane aspire le sang dans le ventricule - Lorsqu’il se remplit, la membrane pulse le sang dans les artères. Des valves biologiques de remplissage et d’éjection assurent aussi la progression unidirectionnelle du sang.
Une batterie externe d’une autonomie de 5 à 6 heures, reliée par un câble traversant la peau, alimente le dispositif.
Pour l'instant, la prothèse ambitionne une durée de vie de 5 ans, ce qui représente près de 230 millions de battements cardiaques.
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