Le risque de morsure ne dépend pas de la race du chien, selon l'Anses
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Le risque de morsure ne dépend pas de la race du chien, selon l'Anses.
Paris (AFP) - Le risque d'être mordu par un chien ne dépend pas de sa race, mais d'une multitude de facteurs, indique lundi l'Anses, qui rappelle de ne jamais laisser seul un enfant avec un chien et recommande une meilleure sensibilisation aux risques.
En France, certaines races de chiens sont considérées comme "dangereuses" : les chiens d'attaque (American Staffordshire terrier ou pit-bull ; Mastiff, Tosa) et les chiens de garde et de défense (American Staffordshire terrier, Rottweiler, Tosa, assimilables à des Rottweiler). Leurs propriétaires doivent posséder un permis de détention.
A la demande du ministère de l'Agriculture, l'agence sanitaire Anses a cherché à déterminer "la dangerosité des chiens", selon un communiqué.
Les chiffres disponibles font état de 10.000 morsures par an mais "ce chiffre est certainement en-dessous de la réalité", relève Matthieu Schuler, directeur général délégué au pôle science de l'Anses.
"Il y a un très grand nombre de conditions qui conduisent à une morsure : certaines dépendent du chien, son développement, son bien-être... d'autres facteurs sont liés aux personnes, leur âge, le lieu où ça se déroule, le fait qu'ils soient attentifs ou non aux signaux du chien", poursuit-il.
Il ressort de l'étude de l'Anses que les chiens mâles sont plus agressifs, de même que les chiens adultes. Un sevrage trop précoce, un contact avec l'humain trop tardif, les conditions de vie de l'animal, son éducation, sa santé jouent également.
En revanche, "il n'y a pas de race plus dangereuse que d'autre", déclare Julie Chiron, coordinatrice de l'expertise.
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Un chien de la gendarmerie nationale mort un homme en tenue de protection durant un entraînement, le 7 novembre 2019 à Pont-Scorff, dans le Morbihan © AFP/Archives Damien MEYER