Le soufflage du verre (1min09)
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Le soufflage du verre.
La technique du verre soufflé, dont le plus célèbre représentant est le verre de Murano, est née au Moyen-Orient aux alentours du Ier siècle avant J.-C. et a permis de révolutionner la production d’objets en verre, qui étaient auparavant coulés et fabriqués dans des moules. Ce procédé prenait beaucoup de temps, ce qui expliquait le coût élevé des pièces en verre. Grâce à la technique du verre soufflé, le verre, autrefois réservé aux classes sociales les plus aisées, s’est démocratisé.
Le soufflage du verre repose sur la ductilité de ce matériau, c’est-à-dire sur sa propriété de se laisser étirer sans se rompre. Pour le travailler de cette façon, le souffleur de verre se sert d’une canne creuse avec laquelle il prélève une boule de verre en fusion qui se trouve dans un creuset et qu’on appelle paraison. Une fois qu’il a cueilli suffisamment de verre, il roule la boule obtenue sur une plaque d’acier, appelée le marbre, et commence ensuite le travail du soufflage.
Il étire ainsi le verre en soufflant dans la canne creuse, puis le façonne à sa guise avec des ciseaux ou une mailloche, qui est une sorte de louche en bois avec laquelle il peut arrondir la boule. Une fois la forme souhaitée obtenue, il la fixe au pontil, une barre d’acier, et détache la canne d’un coup sec. Enfin, il ne reste plus qu’à mettre la pièce au four à recuire, où elle refroidira progressivement afin d’éviter que le verre n’éclate.
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