L'économie française a démarré l'année 2019 sur un rythme modéré

Si vous ne connaissez pas un mot, surlignez-le avec votre souris et cliquez sur “Translate” pour le traduire dans la langue de votre choix.


L'économie française a démarré l'année 2019 sur un rythme modéré.

Pas d'accélération, mais pas de trou d'air non plus: la croissance française a résisté début 2019 au ralentissement économique mondial, grâce notamment aux mesures d'urgence votées sous la pression des "gilets jaunes", qui n'ont pas permis cependant d'atteindre le niveau de consommation espéré.

Selon une première estimation publiée mardi par l'institut national des statistiques, le produit intérieur brut (PIB) hexagonal a progressé de 0,3% sur les trois premiers mois de l'année, soit le même niveau que celui des deux trimestres précédents.

Ce résultat est légèrement inférieur à la prévision de l'organisme public, qui tablait sur une hausse du PIB de 0,4%. Il est en revanche conforme à la dernière estimation de la Banque de France.

La France "s'en sort bien par rapport à ses partenaires européens et s'en sort bien par rapport à 2018", puisque "on faisait 0,2% au premier trimestre 2018", a réagi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. "Cela doit rassurer sur le fait que le cap économique qui est le nôtre est le bon", a abondé la secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Amélie de Montchalin.

Selon l'Office européen des statistiques Eurostat, la croissance de l'ensemble de la zone euro a pourtant dépassé la croissance française au premier trimestre, en se hissant à 0,4%. Mais les chiffres des principaux voisins de la France -- et notamment celui de l'Allemagne, qui sera dévoilé mi-mai -- sont attendus à un niveau inférieur à celui de l'Hexagone.

D'après l'Insee, le niveau de la croissance française au premier trimestre s'explique principalement par la bonne tenue de la demande intérieure, qui a contribué à hauteur de 0,3 point de PIB à la croissance du premier trimestre.

Entre janvier et mars, la consommation des ménages a ainsi grimpé de 0,4%, alors qu'elle avait marqué le pas au trimestre précédent. La consommation en biens s'est en particulier redressée (+0,2% après -0,6%), tandis que celle de services est restée dynamique (+0,5% après +0,6%).

Parallèlement à la consommation, l'économie française a bénéficié au premier trimestre d'un niveau élevé d'investissements. Sur les trois premiers mois de l'année, ces derniers ont progressé de 0,3%, portés par l'investissement des entreprises (+0,5% après +0,4% fin 2018).

This article was published Thursday, 2 May, 2019 by AFP (356 words)
Article complet réservé aux abonnés.
Accédez à l'intégralité de l'article, choisissez un abonnement

Plus d'articles