Les feux follets
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Les feux folletsfeux follets.
Nous sommes une nuit de 1832, en Allemagne, dans les marécages. L’ingénieur militaire Louis Blesson patauge dans la vase, à la recherche d’une légende à laquelle il ne croit pas : les feux follets. Et là, il les voit. De petites flammes bleues brûlent à la surface de l’eau, dans un étang qu’il a repéré plus tôt dans la journée.
À cette époque, ce phénomène passe pour la manifestation d’esprits malins et d’âmes en peine venues hanter les vivants. Louis Blesson, cependant, pense qu’il est dû au gaz, et pour cause : il a remarqué des bulles à la surface de l’eau et noté leur emplacement… qui correspond à celui des flammes cette nuit-là. Il a vu juste !
Le méthane, la phosphine et la diphosphine sont produits par la décomposition organique et les deux derniers s’enflamment au contact du dioxygène dans l’air, tandis que le méthane, présent en bien plus grande quantité, brûle pendant de longues secondes. Et si ces flammes disparaissent à notre approche, c’est parce que le mouvement d’air que nous créons les déstabilise, tout simplement !
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