L'obsolescence programmée
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L’obsolescence dite « programmée » : un concept loin d’être nouveau.
Le terme voit le jour aux Etats-Unis en 1932, en pleine crise économique : le promoteur immobilier Bernard London imagine une obsolescence légalement imposée afin de stimuler l’industrie et la croissance.
L’obsolescence programmée est donc la démarche d’un fabriquant de produit électro-ménager, informatique ou électronique limitant volontairement la durée de vie de son produit, ou en rendant la réparation impossible dans le but d’en favoriser la fréquence de remplacement.
On parle aussi d’obsolescence logicielle : un ordinateur devient inutilisable car il n’est plus compatible avec les nouveaux logiciels ;
Ou d’obsolescence esthétique : je change mon smartphone car une version améliorée apparait sur le marché.
7 milliards de smartphones ont été vendus dans le monde depuis 2007, ce qui n’est pas sans conséquence….
Notamment la fabrication des écrans, responsable à 80% de l’impact environnemental : appauvrissement des ressources (en cuivre, nickel, or ou lithium), atteintes à la biodiversité dues au rejets toxiques et émissions de gaz à effet de serre.
En fin de vie, que faire des 44,7 millions de tonnes de déchets électroniques et électriques produits en 2016 à travers le monde ?
Seuls 20% de ces déchets sont recyclés, le reste s’évapore dans la nature, est stocké dans des décharges, souvent en en Afrique, ou est incinéré.
Même s’il est difficile de prouver l’obsolescence programmée en tant que stratégie industrielle, la France fait figure d’exception dans le monde ; depuis 2015, elle en a fait un délit puni par la loi.
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