L'Opéra de Paris, vaisseau fantôme jusqu'en 2021
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L'Opéra de Paris, vaisseau fantôme jusqu'en 2021.
Une grève historique, une fermeture pour cause d'épidémie, puis pour travaux: frappé d'une succession inédite de crises, l'Opéra de Paris se trouve à un tournant, augurant de réformes qui s'annoncent très délicates.
Après avoir fêté en 2019 ses 350 ans, la plus grande maison d'opéra d'Europe et l'une des plus prestigieuses au monde se prépare à une nouvelle ère, après l'annonce du départ avant terme de son directeur Stéphane Lissner, qui sera remplacé par Alexander Neef en janvier 2021.
Le directeur sortant, qui a replacé Paris sur la carte lyrique dans le monde en invitant des stars d'opéra et les plus grands metteurs en scène, a évoqué une dette de plus de 40 millions d'euros, estimant que l'Opéra de Paris était "à genoux".
2020 est un "annus horribilis" pour l'Opéra avec la fermeture de ses salles en décembre et janvier en raison d'une grève historique de son personnel contre la réforme des retraites du gouvernement.
A peine la réouverture entamée que la pandémie du Covid-19 a frappé, entraînant la fermeture de l'Opéra - comme de l'ensemble des salles de spectacle en France - depuis la mi-mars.
Garnier, joyau architectural de Paris, restera un palais fantôme jusqu'au 31 décembre, tandis que l'Opéra Bastille ne rouvrira que le 24 novembre.
Depuis le 5 décembre, près d'une centaine d'opéras et de ballets ont été annulés; il en ira de même pour la première partie de la saison 2020-2021 qui annonçait des projets ambitieux comme le Ring de Wagner, vaste tétralogie qui semble condamnée, ou encore "7 deaths of Maria Callas", de Marina Abramovic.
Des annulations qui devraient creuser encore plus la dette de la maison qui n'aura probablement "plus de fonds de roulement d'ici fin 2020", selon M. Lissner.
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