Navalny : pression accrue sur Moscou après la confirmation de l'emploi de Novitchok
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Navalny : pression accrue sur Moscou après la confirmation de l'emploi de Novitchok.
Berlin (AFP) - Berlin et Paris ont accru lundi leur pression sur Moscou après la confirmation par des laboratoires français et suédois de l'empoisonnement de l'opposant Alexeï Navalny au Novitchok.
Le gouvernement allemand a réitéré "l'appel adressé à la Russie à apporter des éclaircissements sur ce qu'il s'est passé", a prévenu le porte-parole du gouvernement d'Angela Merkel, Steffen Seibert.
Emmanuel Macron s'est quant à lui entretenu lundi matin avec Vladimir Poutine et lui a demandé que "toute la lumière soit faite, sans délai" sur la "tentative d'assassinat" de l'opposant.
Un laboratoire militaire allemand avait déjà conclu le 3 septembre à l'empoisonnement d'Alexeï Navalny, âgé de 44 ans, par le Novitchok, ce que Moscou conteste.
Pour étayer la thèse d'un usage de ce puissant agent neurotoxique, le gouvernement allemand a donc "demandé à d'autres partenaires européens, à savoir la France et la Suède, de vérifier de manière indépendante les preuves allemandes", a annoncé lundi le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert.
"Les résultats de cet examen par des laboratoires spéciaux en France et en Suède sont maintenant disponibles et confirment les preuves allemandes", a-t-il révélé.
L'opposant russe, qui dénonce de longue date la corruption d'élites russes, a été sorti du coma artificiel le 7 septembre. Il est cependant encore trop tôt pour savoir s'il aura des séquelles, a prévenu à plusieurs reprises l'hôpital berlinois de la Charité, où il est soigné.
Les alliés de M. Navalny ont revendiqué dimanche des victoires aux élections régionales dans deux villes sibériennes, dont une, symbolique, à Tomsk, où il a été empoisonné, d'après ses proches.
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L'opposant russe Alexeï Navalny, le 30 avril 2018 à Moscou © AFP/Archives Alexander NEMENOV