Premiers contributeurs au tourisme chypriote, les Britanniques se font attendre

Si vous ne connaissez pas un mot, surlignez-le avec votre souris et cliquez sur “Translate” pour le traduire dans la langue de votre choix.


Premiers contributeurs au tourisme chypriote, les Britanniques se font attendre.

Larnaca (Chypre) (AFP) - "C'est une année perdue", constate Giannis Aggelopoulos, manager d'un bar de plage à Larnaca. A Chypre, le retour des touristes britanniques, qui devait offrir à partir du 1er août une bouffée d'oxygène à un secteur plombé par la pandémie, se fait attendre.

Pour l'île méditerranéenne, le contingent britannique représente normalement 40% des entrées touristiques -- 1,2 million, soit davantage que la population du pays --, selon Philokypros Roussounides, directeur général de l'Association des hôtels de Chypre.

Mais "les tours-opérateurs nous ont prévenus la semaine dernière qu'ils ne remettraient pas Chypre (dans leurs catalogues) tant que le Royaume-Uni ne serait pas en catégorie A", explique à l'AFP Marios Polyviou, patron du groupe Sunnyseeker Hotels, propriétaire de huit établissements sur l'île dont six actuellement ouverts.

Longtemps classé parmi les pays à risque (C), le Royaume-Uni est depuis samedi en catégorie intermédiaire (B): ses ressortissants ne sont plus contraints à une quarantaine mais doivent présenter un test négatif au Covid-19 réalisé dans les 72 heures avant l'arrivée.

Faute de quoi, ils sont testés à leur descente d'avion et confinés jusqu'au résultat.

Une aubaine potentielle pour l'ex-colonie britannique, extrêmement dépendante du tourisme: le secteur a généré 2,68 milliards d'euros en 2019 pour un Produit intérieur brut de 21,94 milliards, selon les statistiques officielles.

Or le nombre de touristes étrangers a chuté de 84,3% sur le premier semestre à 255.675, et même de 98,2% en juin.

Faute de mieux, les professionnels comptent sur le tourisme local pour limiter leurs pertes.

L'impact a été amorti grâce à la prise en charge par le gouvernement des salaires à hauteur de 60% et à un moratoire sur le remboursement des prêts jusqu'à fin 2020, souligne M. Roussounides: "Il faudra deux à trois ans pour revenir au niveau d'avant-crise".

This article was published Thursday, 6 August, 2020 by AFP (296 words)
Article complet réservé aux abonnés.
Accédez à l'intégralité de l'article, choisissez un abonnement
Premiers contributeurs au tourisme chypriote, les Britanniques se font attendre.jpg

Un Airbus de la compagnie Wizz Air, en approche d'atterrissage, survole la plage de Larcana, le 1er août 2020 à Chypre © AFP Iakovos Hatzistavrou


Plus d'articles