Sécurité routière: début d'année 2019 alarmant en France
Si vous ne connaissez pas un mot, surlignez-le avec votre souris et cliquez sur “Translate” pour le traduire dans la langue de votre choix.
Sécurité routière: début d'année 2019 alarmant en France.
Paris (AFP) - Après une année 2018 "historique", 2019 a débuté avec deux mois "dramatiques" de rebond de la mortalité routière, que les autorités imputent principalement aux dégradations de radars menées par les anti-80km/h et les "gilets jaunes".
Après janvier (+3,9%), le mois de février a vu 253 personnes mourir sur les routes de France métropolitaine, soit 37 personnes de plus qu'en février 2018 (+17,1%). "C'est plus d'une personne tuée en plus par jour, et qui viennent s'ajouter aux 216 de l'an dernier", s'indigne le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe.
La Sécurité routière identifie une cause: "L'effet de la forte dégradation des radars fixes (dans le cadre du mouvement des "gilets jaunes", ndlr) s'amplifie et se traduit par un relâchement des comportements sur l'ensemble des réseaux" routiers.
Depuis le début de la contestation sociale le 17 novembre, une grande partie du parc de radars a subi des dégradations et destructions de la part de contestataires qui entendent dénoncer un "racket" de l'Etat et le "passage en force" du gouvernement pour abaisser à 80 km/h, en juillet 2018, la vitesse maximale sur 400.000 kilomètres de routes secondaires.
Début janvier, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait fait étatfait état de "près de 60% des radars (...) neutralisés, attaqués, détruits".
La Sécurité routière s'était de son côté alarmée d'une hausse de 268,3% des excès de vitesse en décembre, enregistrés par les capteurs des radars mais non-verbalisables du fait des photos de mauvaise qualité.
Les autorités sont engagées dans un travail de Sisyphe. "Pour les réparations, on a multiplié les équipes par quatre et même s'ils sont parfois "recouverts" rapidement, on recommence", assure-t-il. Le remplacement des radars détruits est, lui, "plus complexe et plus long".
D'après la Sécurité routière, les six premiers mois d'expérimentation du 80 km/h avaient permis de sauver 116 vies.
Dénonçant "l'effet dévastateur du sabotage des radars", la présidente de la Ligue contre la violence routière, Chantal Perrichon, appelle à "restaurer le contrôle automatique des vitesses et au maintien du 80 km/h".
Accédez à l'intégralité de l'article, choisissez un abonnement
Le nombre de morts sur les routes de France en hausse de 17,1% en février 2019 © AFP PHILIPPE HUGUEN