Séisme politique à Marseille: la maire Michèle Rubirola démissionne.

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Séisme politique à Marseille: la maire Michèle Rubirola démissionne.

Marseille (AFP) - Première femme maire de Marseille, Michèle Rubirola a annoncé mardi sa démission, avançant des raisons de santé et désignant son premier adjoint socialiste, Benoît Payan, pour la remplacer.

"J'ai pris la décision de quitter mes fonctions de maire de Marseille", a annoncé, déterminée, Mme Rubirola à l'hôtel de ville, moins de six mois après son élection sur une liste d'union de la gauche inédite, le Printemps marseillais, qui avait mis fin à 25 ans de règne de la droite.

Michèle Rubirola, médecin dans les quartiers populaires, quasi-novice en politique, avait été préférée à Benoît Payan, "apparatchik" du PS, pour rassembler la coalition de gauche hétéroclite du Printemps marseillais (Parti socialiste, Parti communiste, une partie des Insoumis, Ecologie-les Verts).

Aujourd'hui, l'élue souhaite que Benoît Payan devienne maire et elle première adjointe: "Nous formons un binôme et je souhaite que notre binôme continue mais s'inverse".

Le Printemps marseillais avait finalement réussi à s'assurer du soutien de la liste de gauche concurrente conduite par Samia Ghali, figure des quartiers populaires de la ville. Mais qu'en sera-t-il cette fois-ci ? "Pour le moment je réserve mon expression", a fait savoir l'ex-socialiste à l'AFP, qui a été consultée par la maire, assurent plusieurs adjoints.

Interrogé par l'AFP, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur Renaud Muselier a fait état de son "incompréhension totale". "C'est du jamais vu (...) on va faire rire la France entière encore une fois", a réagi l'homme fort de la droite.

La députée Claire Pitollat (LREM) a dénoncé sur Twitter un "déni de démocratie", demandant comme le conseiller municipal Stéphane Ravier RN le retour aux urnes des Marseillais.

Depuis ses débuts à la mairie, Mme Rubirola s'est mise en retrait à plusieurs reprises, notamment pour raisons de santé. Mal à l'aise face aux caméras, de son propre aveu, elle laissait souvent la place à son premier adjoint.

This article was published Wednesday, 16 December, 2020 by AFP (311 words)
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Déclaration de la maire Michèle Rubirola devant la presse, après une réunion de sa majorité, le 15 décembre 2020 à Marseille © AFP NICOLAS TUCAT


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