Société Générale à nouveau au régime après une année 2018 difficile
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Société Générale à nouveau au régime après une année 2018 difficile.
Engagée de longue date déjà dans une vaste restructuration, la Société Générale va accentuer le mouvement en supprimant 1.600 postes supplémentaires, dont une large partie dans sa division de financement et d'investissement fragilisée par un environnement difficile.
Rien qu'en France, la banque rouge et noir prévoit 750 suppressions de postes, dont la mise en œuvre débutera au troisième trimestre.
"En France, ces suppressions se feraient dans le cadre du renouvellement de l'accord emploi signé avec l'ensemble des partenaires sociaux, grâce à la mobilité interne et des départs naturels et, pour certains périmètres, dans le cadre d'un plan de départs volontaires", précise ce communiqué.
Ce plan, qui consiste à "certains ajustements stratégiques" selon la banque, portera principalement sur les activités de financement et d'investissement (BFI) et doit permettre de muscler sa rentabilité en recentrant ces activités là où elles disposent "d'avantages compétitifs".
La "Générale" compte par exemple "fermer sa filiale de trading pour compte propre", qui regroupe des activités consistant à investir sur les marchés avec les fonds de la banque ou encore recentrer ses activités de taux, crédit et changes.
L'organisation du siège des activités de banque de détail et les services financiers internationaux doit également être simplifiée, après la cession d'un certain nombre de filiales ces derniers mois, notamment au Monténégro, en Macédoine ou encore en Moldavie.
Le groupe emploie 148.000 personnes dans le monde, dont 20.000 dans la banque de financement et d'investissement.
A l'instar de ses rivales européennes, Société Générale souffre d'un environnement de taux très bas qui compliquent la tâche de faire fructifier l'argent. En outre, le durcissement des exigences réglementaires, dans le sillage de la crise financière de 2007-2008, et le développement rapide des nouvelles technologies ont contraint les banques à de lourds efforts pour s'adapter à ce nouveau cadre.
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AFP/Archives / ERIC PIERMONT La Société générale confirme la suppression de 1.600 postes dans le monde, dont environ 750 en France