Un chewing-gum préhistorique
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Un chewing-gum préhistorique.
Une équipe de génomique évolutive de l’université de Copenhague a publié dans la revue Nature un article annonçant qu’ils ont réussi à récupérer un génome humain ancien et complet. C’est une première dans la mesure où, si cela a déjà été fait, jamais de l’ADN trouvé sur autre chose que des os ou des dents, n’avait permis cette prouesse.
Cette fois-ci, la source d’ADN était un chewing-gum, ou plus exactement de l’écorce de boulot chauffée et réduite en pâte que nos ancêtres mâchaient… et utilisaient parfois ensuite en guise de colle. D’après l’ADN récupéré, la personne qui a mâché ce bout de pâte était une femme sûrement brune, à la peau mate et aux yeux bleus.
L’équipe en charge de l’examen a fait d’autres découvertes, puisque cette pâte contenait également des microbes, un virus et un streptocoque, entre autres, mais aussi les restes du dernier repas de sa mâcheuse, juste avant qu’elle ne crache la gomme, constitués de noisette et de canard… Preuve que nous étions déjà de fins gourmets !
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