Virus: hôteliers et restaurateurs espèrent une aide massive pour éviter l'effondrement
Si vous ne connaissez pas un mot, surlignez-le avec votre souris et cliquez sur “Translate” pour le traduire dans la langue de votre choix.
Virus: hôteliers et restaurateurs espèrent une aide massive pour éviter l'effondrement.
A l'arrêt depuis le début du confinement, les professionnels de l'hôtellerie et de la restauration s'entretiennent vendredi avec Emmanuel Macron, dans l'espoir d'obtenir un soutien massif des pouvoirs publics pour éviter l'effondrement.
Le gouvernement a promis un plan d'aide spécifique aux entreprises du secteur, très sévèrement touchées par les mesures de restriction et qui ne pourront pas rouvrir en mai lors du déconfinement.
Selon la dernière note de conjoncture de l'Insee, elles ont enregistré 91% d'activité en moins.
Les attentes de la filière, qui emploie un million de salariés, sont fortes: les acteurs du tourisme et de la restauration espèrent notamment l'exemption du paiement des taxes et impôts locaux en 2020, l'annulation des loyers pour six mois, la prolongation des mesures en faveur du chômage partiel des salariés et la prise en charge, au moins partielle, des pertes d'exploitation.
Les mesures qui seront décidées dans le cadre de ce plan de soutien spécial s'ajouteront aux dispositifs généraux déjà mis en oeuvre par le gouvernement.
Pour aider cafés et restaurants, le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) et la maire PS de Lille Martine Aubry ont réclamé jeudi au gouvernement "une véritable stratégie", plaidant notamment pour "la création par l'Etat d'un fonds d'investissements dédié" et pour des "mesures immédiates" de soutien.
Les vignobles sont eux aussi au bord du gouffre: la pandémie de Covid-19 et les mesures de confinement qu'elle a entraînées, dont la fermeture des cafés et restaurants, pourraient entraîner une baisse des ventes de plus d'un tiers et même de moitié en valeur.
"On estime qu'en Europe, la fermeture de ce canal de distribution important pourrait entraîner une réduction de 35% du volume des ventes, qui pourrait atteindre plus de 50% de perte en valeur des ventes", a déclaré jeudi Pau Roca, directeur général de l'Organisation internationale du vin (OIV), lors d'une audioconférence.
M. Roca a estimé que l'impact de ces mesures de confinement ne serait pas le même dans toutes les régions et, par exemple, que les pays méditerranéens seraient "probablement plus touchés que les autres".
Il avance deux raisons pour étayer cette prévision: "Tout d'abord la plus forte incidence de bars, de restaurants et de cafés avec terrasses, et deuxièmement, la suppression radicale de l'industrie touristique très développée, qui sera fortement limitée, même une fois que le confinement aura pris fin".
Les trois premiers producteurs mondiaux de vin en 2019, l'Italie, la France et l'Espagne, représentaient à eux seuls 25% de la consommation mondiale de vin l'an dernier, selon les données dévoilées lors de la conférence de presse.
Accédez à l'intégralité de l'article, choisissez un abonnement
AFP / Christophe ARCHAMBAULT Un bar-restaurant fermé, à Paris, le 22 avril 2020