Captain Crunch et le phreaking
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Captain Crunch et le phreaking.
Phreaking est la contraction des mots anglais « phone » (téléphone) et « freak » (marginal) et désigne une pratique aujourd’hui disparue sous cette forme : le piratage téléphonique. Cette pratique née aux États-Unis dans les années 1960 est à l’origine d’une légende tenace, mais démentie par le principal intéressé lui-même : Captain Crunch ou John Draper à la ville.
Elle prétend qu’il aurait trouvé un sifflet dans un paquet de céréales Captain Crunch et que s’étant rendu compte qu’il produisait une fréquence de 2 600 Hz, il l’aurait utilisé pour passer des appels longue distance… Car la tonalité utilisée pour les lignes longue distance de la société téléphonique Bell est un mi 6, soit 2 600 Hz. Ainsi, en sifflant au téléphone avec ce jouet pour enfant, il aurait pu indiquer à un central téléphonique qu’il était autorisé à passer un appel longue distance.
Or John Draper a rétabli la vérité et expliqué que c’est en faisant des tests sur un émetteur radio, qu’il utilisait pour diffuser son numéro de téléphone, qu’il a découvert qu’il était possible de hacker des téléphones grâce à Joe Engressia, phreaker de la première heure. Ce dernier lui répondit en lui expliquant qu’il connaissait un moyen de téléphoner gratuitement, grâce à cette fameuse fréquence de 2 600 Hz, générée en fait par la blue box, qui fait partie des dispositifs permettant de pirater une ligne téléphonique. Pour cette pratique, John Draper a été condamné à deux mois de prison.
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