Des cités perdues et des lasers
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Des cités perdues et des lasers.
Le plus ancien et le plus grand site maya jamais découvert jusqu’alors se cachait sous les yeux des archéologues, à l’air libre, dans l’état mexicain de Tabasco… mais comment est-possible ? La végétation a recouvert les restes de cette plateforme surélevée de plus de 1 400 mètres de long et 400 mètres de large, entourée d’autres constructions rectangulaires, jusqu’à ce qu’on ne puisse plus y voir autre chose qu’un paysage naturel.
La découverte du site d’Aguada Fénix, vieux d’environ 3 000 ans, a été rendue possible grâce à la technologie LiDAR (Light Detection and Ranging en anglais, soit télédétection par laser), à l’origine militaire, qui est aujourd’hui utilisée dans de nombreux domaines allant de la conception de voitures autonomes à la reconstitution et à la recherche de sites archéologiques.
Son principe de fonctionnement est le suivant : installé sur un avion survolant une zone géographique précise, le LiDAR envoie des impulsions laser vers le sol qui sont ensuite réfléchies lorsqu’elles rencontrent un objet, puis renvoyées vers l’appareil. Il calcule ensuite le temps qu’il a fallu à ces impulsions pour revenir vers lui et le convertit en distance, ce qui permet de dresser une cartographie précise du sol, si tant est que la végétation n’y est pas trop dense !
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