Direction case départ
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La pandémie actuelle a les effets que nous constatons jour après jour : humains, économiques, psychologiques et aériens ? En Australie, à Brunei, au Japon et à Taïwan, pour ne citer que quelques pays, certaines compagnies aériennes, faute de pouvoir continuer à fonctionner, ont proposé des vols en partance d’une ville et à destination de la même ville. Les plus timorées les désignent sous le terme de « vols panoramiques », tandis que les plus directes les appellent carrément « vols vers nulle part ».
Normalement, c’est le moment de se demander qui peut bien acheter des billets à partir de 400 euros pour prendre l’avion pendant deux heures et atterrir à l’endroit même où on l’a décollé. Et pourtant, en septembre de cette année, la compagnie aérienne australienne Qantas a vendu tous les billets d’un vol vers nulle part au-dessus du pays en dix minutes.
Ces « voyages » attirent des personnes habituées à prendre l’avion avant la pandémie, et qui auraient, semble-t-il, développé une sorte de dépendance pour les contrôles douaniers et les halls d’aéroport et pour qui les avions ne seraient pas qu’un moyen de se rendre quelque part, mais une expérience à part entière. Cela arrange bien évidemment les premiers intéressés, qui compensent ainsi tant bien que mal leur chiffre d’affaires mis à mal, tout en s’attirant les foudres d’associations écologistes, à qui l’avion ne manquait pas.
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