Histoire des couleurs : le jaune (1min13)
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Histoire des couleurs : le jaune.
Le jaune est une couleur très présente dans la nature vivante comme morte : fleurs en pleine santé et herbes carbonisées, feuilles mortes et insectes s’en parent, ce qui en fait une couleur observable presque toute l’année. Et même en hiver, si le soleil nous honore de sa présence. L’un des éléments naturels immédiatement associé au jaune est pourtant un minéral difficilement trouvable en l’état : l’or.
Ceci explique que le jaune doré soit associé à la gloire : pensez aux lauriers d’or hérités de l’antiquité grecque et au Roi-Soleil, dont le qualificatif est assez parlant. Malgré tout, en France, la couleur jaune est longtemps restée celles des traîtres, dont on peint la porte en jaune pour les exposer sur la place publique, et celle des bagnards, à qui on délivre un passeport de cette couleur à leur libération, pour que jamais l’on oublie leurs méfaits. Il y a encore peu de temps, un jaune était un ouvrier briseur de grève, mais le mouvement des gilets jaunes a quelque peu ébranlé cette symbolique.
En Asie de l’Est, le jaune est synonyme de pouvoir, et le meilleur exemple en est l’usage qui en était fait en Chine. De fait, cette couleur était exclusivement réservée à l’empereur et quiconque le revêtait était considéré comme un traître (encore) ou un rebelle refusant l’autorité de l’empereur et remettant en question sa nature divine. On comprend mieux pourquoi Louis XIV en a fait sa couleur fétiche.
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