L’art du chindogu (1min05)
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L’art du chindogu.
Kenji Kawakami, ingénieur aéronautique de profession, est le célèbre inventeur du chindogu, à décomposer comme suit : « chin » signifie « curieux » ou « étrange » et « dogu », « outil ». Un chindogu est donc tout d’abord un outil rare et étrange, mais aussi l’art de le concevoir et de le fabriquer. Pour réussir son chindogu, il faut s’assurer de son utilité, mais surtout de son absence totale de praticité.
Le propre de ce mouvement est de créer des objets qui répondent à un besoin avéré, mais qui sont parfaitement inutilisables. Cela va du ventilateur fixé sur les baguettes pour refroidir les nouilles aux lunettes pour se mettre des gouttes dans les yeux, dont les verres sont équipés de deux entonnoirs, en passant par le doigt-brosse à dents.
Si toutes ces inventions paraissent bien différentes, elles obéissent pourtant aux dix commandements du chindogu, établis par la Société internationale de Chindogu, qui comprennent notamment l’interdiction de les vendre et de les breveter. Pour cause, leur créateur est une idole du mouvement anticonsumériste qui voit en ces objets farfelus la dénonciation d’un monde absurde uniquement tourné vers le profit. Kawakami affirme lui-même que « Le Chindogu est le symbole de la liberté, seule une âme libre peut créer des choses stupides et folles ».
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