L’effet Dunning-Kruger
Si vous ne connaissez pas un mot, surlignez-le avec votre souris et cliquez sur “Translate” pour le traduire dans la langue de votre choix.
L’effet Dunning-Kruger.
Le biais cognitif connu sous le nom d’effet Dunning-Kruger est sans doute plus compréhensible, au premier abord, sous son autre dénomination : effet de surconfiance. Ce phénomène tire son nom des deux psychologues américains qui l’ont démontré dans les années 1990, David Dunning et Justin Kruger. Ces derniers ont mené diverses expériences afin de vérifier leur hypothèse, qui tient en quatre points.
Une personne incompétente aurait tendance à se surestimer, échouerait à reconnaître la compétence de ceux qui la possèdent vraiment, échouerait également à se rendre compte de son niveau d’incompétence et pourrait seulement reconnaître son incompétence à la suite d’une formation qui lui permettrait d’améliorer la compétence en question. La première étude menée par les deux psychologues l’a été sur des étudiants en psychologie et portait sur leurs compétences en matière d’humour, de grammaire, de logique et de raisonnement.
Il ont passé des tests destinés à déterminer leur niveau dans chacun de ces domaines, puis il leur a été demandé de s’autoévaluer. Il se trouve que les plus compétents estimaient correctement leur niveau ou au contraire se sous-évaluaient, tandis que les moins compétents se surévaluaient très largement… Ce phénomène psychologique peut être rapproché avec prudence de l’effet Peter, que nous aborderons également.
Accédez à l'intégralité de l'article, choisissez un abonnement