Le tableau derrière le mur
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Le tableau derrière le mur.
Voulez-vous entendre une histoire surprenante ?
C’est le journal, le New York Times qui l’a raconté en premier dans son édition du 21 Janvier 2019.
Tout a commencé dans un bâtiment construit au 19ème siècle, dans le VIIIème arrondissement de Paris, rue de Marignan, constitué de deux étages. Des travaux avaient été entrepris pour faire du lieu une nouvelle boutique pour la célèbre marque Oscar de la Renta, dont l’ouverture était prévue pour la semaine du 21 au 27 janvier 2019. La marque occupait au départ le premier étage (l'ancien magasin Reed Karkoff), jusqu’à ce que la société qui occupait le second d’étage cède sa place.
Le deuxième étage, avant le début des rénovations, n’avait rien d’attirant : un éclairage fluorescent, un demi-plafond, une moquette industriel et des murs en agglomérés.
Une partie des travaux consistait à relier les deux étages.
C’est là que le bâtiment a commencé à révéler ses secrets :
En cassant le demi-plafond du second étage, les ouvriers ont découvert un plafond au style d’architecture 19ème siècle, beaucoup plus grand et bien préservé. Mais ce n’est pas le plus surprenant : un mur s’est aussi écroulé…dévoilant un tableau. La peinture représente un noble et ses hommes, faisant une entrée triomphale dans la ville de Jérusalem.
L’architecte Nathalie Ryan, en charge des travaux, a appelé alors le directeur Général d’Oscar de la Renta, Alex Bolen. Celui-ci a décidé de rencontrer les propriétaires de l’immeuble, qu’il n’a jamais vu auparavant : ce sont les de La Rochefoucauld, famille issue de l’ancienne noblesse française. Coïncidences : l’un d’eux habite juste en face de l’immeuble et des cousines de la belle-mère de Bolen, Annette de la Renta, sont mariées à certains membres. Après avoir pris contact, les de la Rochefoucauld ont engagé un expert, Stephane Pinta, pour déterminer l’époque, l’âge et surtout l’auteur de la peinture : il s’agirait d’un tableau d’Arnould de Vuez, un des peintres de Versailles, peint en 1674. Le noble entrant dans Jérusalem serait Charles-Marie-François Olier, ambassadeur de Louis XIV à la cour Ottomane et marquis d’Angervilliers et de Nointel.
Parmi les théories sur la manière dont l’œuvre se serait retrouvée dans l’immeuble, on soupçonne qu’elle a été emmurée pour échapper aux mains des nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Pour l’heure, le tableau va être restauré et restera exposé dans le magasin jusqu’à la fin du bail, d’une durée de 10 ans.
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