L'effet placebo (1min27)
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L’effet placebo.
En latin, « plaire » se dit « placere » et « placebo » n’est autre que le futur à la première personne de ce verbe, « je plairai ». Ce n’est qu’au début du XIXe siècle que ce mot prend le sens que nous lui donnons aujourd’hui, c’est-à-dire un remède utilisé davantage pour plaire au patient que pour réellement le soigner. Pendant la Seconde guerre mondiale, le médecin Henry K. Beecher, ayant épuisé son stock de morphine, se met à injecter de la solution saline aux blessés de guerre.
Cet exemple est une bonne illustration de ce qu’est l’effet placebo : une réponse positive suivant l’administration d’une substance généralement inerte. Il est à noter qu’il existe deux types de placebo : le placebo pur et le placebo impur. Le premier est un médicament qui n’a strictement aucun effet et qui est prescrit dans le cadre thérapeutique, c’est-à-dire par un médecin ou à l’hôpital. Le second est un médicament dont l’effet spécifique n’est pas démontré, par exemple l’homéopathie, ou dont l’indication est détournée.
Vous connaissez sûrement quelqu’un qui prend des gélules de vitamine C en hiver pour prévenir la grippe ou soigner la fatigue, pourtant l’efficacité de la vitamine C n’est démontrée que contre le scorbut… Dans ce cas, cela ne peut fonctionner que si vous pensez vraiment que cela marche. Conclusion : vous avez tout à gagner à croire en vos médicaments même s’ils n’ont aucune efficacité avérée, et à condition qu’ils soient sans danger, bien sûr ! Car contrairement au Père Noël, croire en eux peut effectivement les rendre « réels ».
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