Sixto Rodriguez : star sans le savoir
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Sixto Rodriguez : star sans le savoir
En 1967, près de Détroit, l’auteur compositeur interprète Sixto Rodriguez enregistre son premier album, dont il jouera quelques chansons dans des bars de la ville, jusqu’à ce que deux producteurs le remarquent et, complètement sous le charme, décident de le faire signer chez le label Sussex Records, fondé par le futur président de la Motown. Deux albums plus tard, qui sont malheureusement des échecs, Sixto arrête la musique et se remet au travail sur des chantiers.
Dix ans plus tard, en 1977, un label australien rachète les droits de ses albums qui deviennent de véritables succès en Australie, où il part en tournée avant de retourner aux États-Unis, et en Nouvelle-Zélande, puis fuitent de manière illégale en Afrique du Sud. Là-bas, il devient une véritable icône à son insu et ses chansons sont mêmes censurées par le gouvernement de l’époque en raison de leurs paroles engagées.
Dans les années 1980, il est disque de platine… et toujours inconscient de sa célébrité. En 1996, l’une de ses filles tombe sur le site d’un disquaire sud-africain qui invite les internautes à partager toute information au sujet de ce mystérieux musicien que tout le monde pense mort. Elle le contacte, et c’est le point de départ d’une tournée de six dates à guichets fermés en Afrique du Sud, où son public le découvre enfin sur scène, bien vivant.
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