Des hommes, des souris et la solitude (1min28)
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Des hommes, des souris et la solitude.
La solitude était autrefois considérée comme un problème social mineur qui ne touchait que certaines catégories bien particulières de la population, mais récemment, la solitude s’est transformée en une sorte de crise de santé publique. Il apparaît qu’elle exacerberait le diabète, l'hypertension artérielle, voire le cancer et serait aussi mauvaise pour la santé qu'un paquet de cigarettes par jour… Et malgré les nombreuses recherches sur le sujet, les propositions de « traitement », qui vont de l’augmentation des contacts humains à la thérapie cognitivo-comportementale, ne sont pas concluantes.
Un neuroscientifique, Moriel Zelikowsky, s’est penché sur le problème en étudiant le cerveau de souris solitaires. Il aurait ainsi réussi à démontrer l’efficacité d’un médicament peu connu sur ce mal du siècle, en examinant un gène particulier : tachykinine 2 ou Tac2. Chez une souris isolée, l’activité de ce gène dans le cerveau augmente considérablement et, en fonction de la partie du cerveau ciblée, Tac2 provoque différentes réponses à la solitude : peur, agressivité accrue, etc.
Or, à faible dose, un médicament appelé « osanetant » a permis de réduire ces effets secondaires de l’isolement. Les souris qui se sont vues administrer cette molécule avant d’être réintroduites auprès de leurs congénères n’ont pas manifesté l’agressivité caractéristique qui suivait une période d’isolement, car ce médicament a rempli son objectif : bloquer les récepteurs de Tac2, l’empêchant ainsi d’agir sur leur cerveau. Moriel Zelikowsky espère ainsi être sur la piste d’un traitement contre la solitude, cette fois-ci pour l’humain !
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