Jacques Blamont, le père du programme spatial français
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Jacques Blamont, le père du programme spatial français.
Le 13 avril dernier, l’astrophysicien français Jacques Blamont est mort à l’âge de 93 ans. Bien que méconnus par le grand public, ses travaux de recherche et son engagement dans le domaine de l’aérospatiale ont grandement contribué à la présence française dans l’espace. Passionné de physique et d’astronomie, il entre à l’École Normale Supérieure, réussit l’agrégation de physique et fait sa thèse sous la direction d’Alfred Kastler, prix Nobel de physique.
Après un poste au CNRS, il devient le premier directeur technique et scientifique du Centre national d’études spatiales, le CNES, collabore notamment avec la NASA et cumule les prix et les distinctions. Car en plus de participer activement au développement des premiers satellites français et à la création de la base de lancement de Kourou, ses recherches l’ont amené à faire des découvertes importantes.
En 1959, il découvre la turbopause, une limite de l’atmosphère entre deux processus de diffusion de gaz, puis douze ans plus tard, le vent interstellaire, mélange de gaz, de rayons cosmiques et de poussières qui se trouve entre les objets stellaires, et l’enveloppe des comètes. Ses travaux de recherche portent également sur les lasers… sujet de prédilection de son ancien mentor, Alfred Kastler.
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