La dure vie des Hongkongaises
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La dure vie des Hongkongaises.
Depuis le début de la pandémie, la police de Hong Kong a reçu 50 % de plus de plaintes concernant des escroqueries sentimentales en ligne, comptabilisant 681 victimes entre janvier et septembre 2020, pour un total de plus de 17 millions d’euros extorqués… De fait, les bouleversements sanitaires, le confinement et l’isolement ont été une aubaine pour les escrocs ciblant les femmes seules de Hong Kong, particulièrement affectées par la solitude, mais aussi par la pression de leurs familles.
Respectant les valeurs traditionnelles chinoises, ces dernières les poussent à se marier impérativement avant leurs 30 ans, au risque de devenir ce que les sinophones appellent des « reliques », sortes d’équivalents des vieilles filles européennes. Mais avant cela, il leur faut absolument être financièrement indépendantes pour ne pas être mal vues et considérées comme des « Kong girls », terme péjoratif désignant des femmes matérialistes, narcissiques et arrogantes. Indépendantes, mais pas trop, afin de ne pas faire fuir leurs potentiels prétendants.
Or, pour réussir leur carrière, elles doivent d’abord réussir leurs études, période au cours de laquelle il leur est fortement déconseillé (voire totalement interdit dans certaines familles) d’avoir des relations amoureuses, au risque de se détourner du chemin de la réussite… Compliqué, donc. À cela s’ajoute la diminution du ratio hommes-femmes au cours des trois dernières décennies, désormais de 876 hommes pour 1 000 femmes, ainsi que le nombre d’heures que les habitants de l’île passent à travailler, environ 10 par jour. Nous sommes donc loin des films d’amour hongkongais qui, eux, ne sont prêts de devenir des reliques.
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