La pollution d’internet (1min08)
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La pollution d’internet.
Qu’y a-t-il de plus normal aujourd’hui que d’allumer son ordinateur en arrivant au travail ou en rentrant chez soi, de faire une recherche sur Google ou, plus courant encore, d’envoyer un mail ? Tous ces gestes sont devenus des habitudes pour la moitié de la population mondiale, sans qu’elle ait conscience de leurs conséquences directes. Par exemple, l’envoi d’un mail rejette 10 g de CO2, ce qui correspond à la quantité de dioxyde de carbone qu’un arbre peut absorber en une journée, et appuyer sur le bouton « Recherche Google » en émet entre 5 et 7 g.
Car la transmission d’informations est loin d’être magique : elle passe par les fibres optiques et les câbles enfouis dans les égouts et les tubes sous-marins qui les emmènent jusque dans des centres de traitement des données. Or ces derniers sont de véritables gouffres à énergie : ils fonctionnent vingt-quatre heures sur vingt-quatre et nécessitent d’être refroidis en permanence.
À cela s’ajoute la pollution climatique produite par la climatisation, qui rejette de l’air chaud à l’extérieur et contribue ainsi au réchauffement planétaire. En plus des besoins énergétiques considérables d’internet, il se trouve que la plupart des centres de traitement des données sont alimentés par des énergies fossiles, qui polluent donc encore plus.
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