L’art réinterprété par les réseaux de neurones

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Lart réinterprété par les réseaux de neurones.

Dans la salle de vente aux enchères de Christies, à New York, une vente très particulière a eu lieu : celle du Portrait dEdmond Bellamy. Sauf quEdmond Bellamy na jamais existé et que la signature qui figure au bas de la toile estune fonction mathématique. Ces deux petits détails s’expliquent par le fait que « lauteur » de cette peinture nest pas un artiste comme les autres, mais un GAN, pour « Generative Adversarial Networks », c’est-à-dire des réseaux antagonistes génératifs.

Le principe de base du GAN consiste en deux réseaux de neurones : ici, lun qui tente de produire un portrait d’abord sans aucune indication, puis en affinant la qualité des images générées à l’aide de lautre, qui discrimine ces productions des 15 000 vrais tableaux dont on la nourri et qui ont été peints entre les XIVe et XIXe siècles. Ces deux réseaux apprennent et s’améliorent ainsi simultanément.

Ce procédé se répète jusquà ce que le second réseau de neurones ne fasse plus la différence entre les productions du premier et les tableaux existants. Léquipe de trois personnes qui a travaillé au Portrait dEdmond Bellamy a en tout cas réussi son coup, puisque cette toile sest vendue 430 000 dollars.

This article was published Wednesday, 19 February, 2020 by AFP (207 words)
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