Les animaux « rentables »
Si vous ne connaissez pas un mot, surlignez-le avec votre souris et cliquez sur “Translate” pour le traduire dans la langue de votre choix.
Les animaux « rentables ».
Les campagnes de conservation de la faune ne sont peut-être pas élaborées comme vous le pensez. En effet, l’un des critères décisifs est le potentiel médiatique des animaux mis en avant : plus ils sont mignons, dangereux ou impressionnants, plus ils sont susceptibles de permettre une levée de fond importante. Ainsi, d’après une étude de l’université Paris-Sud, le tigre, le lion et l’éléphant sont les trois animaux qui montent sur le podium du classement des animaux les plus à même d’attirer l’attention et la sympathie.
Plus ils ressemblent à l’homme, ont de grands yeux ou des traits doux, plus ils ont de chance de nous amadouer. Ces derniers occupent donc le devant de la scène au détriment d’autres espèces moins « esthétiques », mais essentielles à la biosphère. Prenons par exemple les insectes, qui suscitent généralement le dégoût ou la peur, mais sans lesquels aucun écosystème ne fonctionnerait.
Ils constituent d’abord une source de nourriture essentielle pour les reptiles, les oiseaux ou encore les amphibiens, sont également des pollinisateurs efficaces, à l’image des abeilles, des guêpes, des papillons et des mouches, et participent à la décomposition des matières organiques en se nourrissant de carcasses d’animaux et de bois mort. Tout aussi important, ils assurent l’aération des sols et facilitent la croissance des racines en creusant des galeries. Alors la prochaine fois que vous croiserez un ver de terre ou des fourmis, pensez à tous les services qu’ils nous rendent, mêmes s’ils ne sont pas mignons !
Accédez à l'intégralité de l'article, choisissez un abonnement