Le boustrophédon (1min05)
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Le boustrophédon.
Enfant, vous avez peut-être élaboré vos propres écritures secrètes en remplaçant chaque lettre par la lettre suivante de l’alphabet ou par un symbole, ou bien en pratiquant sans le savoir le boustrophédon. Ce terme est issu d’un adverbe grec ancien, « boustrophêdón », composé de « boũs », « bœuf », et « strophế », qui désigne l’action de tourner.
Le boustrophédon est donc une écriture inspirée du tracé des sillons dans les champs. Autrement dit, le sens de lecture change d’une ligne à l’autre et les lettres des lignes qui se lisent de droite à gauche (dans une langue qui se lit normalement de gauche à droite) sont généralement inversées. Avant de faire un malheur dans les cours de récréation, le boustrophédon était notamment utilisé en grec ancien, en étrusque et en rapanui, une langue polynésienne.
Dans la Grèce antique, il servait surtout à rédiger des defixiones, qui n’étaient autre que des tablettes de malédiction ou d’envoûtement sur lesquelles figuraient des sorts qu’on jetait à des adversaires ou à une personne aimée. Le boustrophédon commence à disparaître au Ve siècle av. J.-C., avant qu’un dirigeant politique ne prenne un arrêté en -403 qui fixe le sens de l’écriture de gauche à droite.
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