Le pizzly
Si vous ne connaissez pas un mot, surlignez-le avec votre souris et cliquez sur “Translate” pour le traduire dans la langue de votre choix.
Le pizzly.
Le 18 août dernier, un cortège funéraire singulier, mené par la Première ministre islandaise, a pris le chemin du glacier islandais Okjökull. Ou plutôt, de l’endroit où se trouvait il y a quelques années encore le glacier en question, car ce dernier a fondu sous l’effet du réchauffement climatique, ne laissant derrière lui qu’une petite plaque de glace. À sa « mort » en 2014, ce glacier avait 700 ans, ce qu’indique la plaque inaugurée le 18 août, précisant que ses poseurs ont conscience de ce qu’il est en train de se passer… et ce n’est pas le pizzly qui les détrompera.
Cet ours n’aurait jamais pu voir le jour sans le réchauffement climatique, puisqu’il est le fruit de l’hybridation d’un ours polaire et d’un grizzly, deux ours qui ont fini par partager certains territoires au sud du Canada et au nord des États-Unis. L’ours polaire tend de plus en plus à fuir sa banquise en pleine fonte vers le sud et, au contraire, le grizzly remonte plein nord, affecté par la montée des températures.
Le premier pizzly sauvage a été observé en 2006, mais c’est au zoo de Thoiry que le tout premier a vu le jour grâce à un enclos partagé, tout simplement. Néanmoins, les spécialistes doutent qu’une nouvelle espèce apparaisse durablement, compte tenu qu’il est moins bon nageur que l’ours polaire tout en étant moins bien équipé contre le froid…
Accédez à l'intégralité de l'article, choisissez un abonnement