Les super-héros animaux : l’hippocampe pygmée des gorgones
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Les super-héros animaux : l’hippocampe pygmée des gorgones.
En 1969, un scientifique de Nouvelle-Calédonie, Georges Bargibant, collectionne des gorgones Muricella, qui sont des coraux en forme d’éventail, pour le musée de Nouméa. Un soir, alors que l’une d’entre elles se trouve sur sa table de dissection, il remarque par hasard un couple de minuscules hippocampes... que personne n’a encore jamais vu. Et pour cause, les deux individus font moins de deux centimètres.
Après quelques années, on réussit à identifier deux variations de couleur chez ces minuscules hippocampes : gris avec des tubercules rouges, et jaune avec des tubercules orange. Encore aujourd’hui, les biologistes marins ignorent si ces variétés de couleur sont dues à leurs gorgones hôtes spécifiques, autrement dit, aux types de coraux qui les accueillent.
En tous les cas, les gorgones leur servent autant d’habitation que de camouflage, puisqu’ils s’y fondent à la perfection grâce à leurs tubercules bulbeux qui correspondent à la couleur et à la forme des polypes de leurs gorgones hôtes, et à la forme de leur corps qui ressemble à s’y méprendre aux tiges des coraux. Les individus capturés n’ont malheureusement pas survécu, aussi ne sait-on toujours pas s’ils peuvent changer de couleur en changeant de corail hôte. Pour les croiser en chair et en os, il faut plonger à au moins dix mètres dans l’océan Pacifique !
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