Protestations en Biélorussie
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Protestations en Biélorussie.
La Biolérussie, gouvernée depuis 26 ans par celui que l’on surnomme « le dernier dictateur d’Europe », Alexandre Loukachenko, est en proie à des protestations de masse, déclenchées par une élection présidentielle qu’une partie de la population pense truquée en faveur du président de longue date. L’ampleur des rassemblements de l’opposition est sans précédent pour le pays : plus de 100 000 personnes se sont entassées dans le centre de Minsk le 16 août et de nouveau le 23.
Les protestations de l’opposition sont alimentées par des plaintes concernant la corruption et la pauvreté généralisées, le manque d’opportunités et les salaires jugés insuffisants. Bien évidemment, ce mécontentement général a été aggravé par la crise du coronavirus, que Loukachenko a suggéré de combattre avec de la vodka, des saunas et un travail acharné, puis par les nombreuses allégations de violences policières. Les principales revendications des protestataires sont une nouvelle direction démocratique et des réformes économiques, puisqu’une grande partie de l’industrie manufacturière est toujours sous le contrôle de l’État.
Son président actuel a conservé un mode de fonctionnement aussi proche que possible du communisme soviétique, avant l’effondrement de l’URSS, aussi existe-t-il toujours une puissante police secrète encore appelée KGB, un système de censure et des médias entièrement contrôlés par l’État. Malgré tout cela, les élections présidentielles du 9 août et l’emprisonnement de deux candidats de l’opposition ont mis le feu au poudre, menaçant la stabilité du pays et l’avenir de ses habitants.
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