L’espace touche du bois
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L’espace touche du bois.
Le problème de la pollution de l’espace n’a fait qu’empirer avec l’ouverture du « marché spatial » à des entreprises privées, qui lancent leurs propres satellites à différentes fins : communications, télévision, navigation et prévisions météorologiques, entre autres. Or parmi les 6 000 satellites qui tournent autour de notre planète, 60 % d’entre eux ne fonctionnent plus et finissent par se désintégrer en pénétrant l’atmosphère terrestre, libérant au passage des particules d’alumine qui flottent dans la haute atmosphère des années durant.
Pour parer ce problème, une entreprise japonaise et l’université de Kyoto ont uni leurs forces pour développer un satellite en bois, qui brûlerait sans relâcher de substances nocives ni faire pleuvoir de débris. Le partenariat va donc commencer à expérimenter avec différents types de bois dans des environnements extrêmes sur Terre, afin de parvenir à créer un matériau résistant aux changements de température et à la lumière du soleil dans l’espace.
Ils espèrent parvenir à un modèle opérationnel d’ici 2023, étant donné la situation alarmante. En effet, le cabinet de recherche Euroconsult estime que 990 satellites seront lancés chaque année au cours de cette décennie, ce qui signifie qu’il pourrait y avoir 15 000 satellites en orbite d’ici 2028. De plus, ces débris spatiaux commencent à poser problème aux habitants extraterrestres : en 2006, un minuscule débris spatial est entré en collision avec la Station spatiale internationale, emportant un éclat de fenêtre, pourtant fortement renforcée.
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