Pour une pêche durable (1min07)
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Pour une pêche durable.
De nombreux organismes et associations tirent la sonnette d’alarme depuis plusieurs années : la pêche doit changer son modèle si l’on veut continuer à manger du poisson. La pêche actuelle surexploite les ressources halieutiques sans tenir compte du temps nécessaire à la restauration des populations.
Pourtant, les mesures à prendre afin d’assurer l’avenir de la pêche sont assez simples à appliquer… si l’on accepte des pertes économiques, inexorables. Il faudrait par exemple réduire le nombre de bateaux de pêche, diminuer le nombre de jours de pêches autorisés et fermer certaines zones actuellement en danger à cause de leur surexploitation. Une autre solution consisterait à augmenter le maillage des filets, c’est-à-dire à bannir les filets trop fins, afin de permettre aux poissons les plus jeunes de s’échapper et donc de perpétuer leur espèce.
À cet égard, la pêche au chalut est un désastre : les chalutiers raclent les fonds et capturent tout sur leur passage… y compris les espèces soumises à quota. Heureusement, une équipe du centre de l’Ifremer, l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer, a développé un système d’analyse d’images qui identifie en temps réel les espèces dans un filet et permet de libérer celles qui n’ont rien à y faire. Son nom ? Game of Trawls, ou jeux de chaluts.
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