Un appel d’offre lunaire
Si vous ne connaissez pas un mot, surlignez-le avec votre souris et cliquez sur “Translate” pour le traduire dans la langue de votre choix.
Un appel d’offre lunaire.
Au début du mois de septembre 2020, la NASA a annoncé chercher des entreprises pour… miner la Lune. Son administrateur a en effet déclaré qu’il était temps de commencer à exploiter les ressources lunaires, et ce dans plusieurs buts : permettre aux astronautes de vivre de cette activité, commencer à établir une présence humaine permanente sur la Lune et planifier celle, future, sur Mars. Cette annonce s’inscrit dans le projet Artemis de l’agence, dont les objectifs sont ceux cités précédemment.
Ce projet est accompagné d’un cadre juridique, les Accords Artemis, qui régissent le champ d’action des pays et des entreprises sur la surface lunaire, ainsi que la création de « zones de sécurité » autour des sites d’exploration et d’exploitation. Car les seules difficultés ne sont pas techniques, mais aussi juridiques : la totalité de cette opération doit en effet respecter le traité de l’espace de 1967, qui a posé les fondements juridiques de l’exploration de l’espace et stipule qu’aucun pays ne peut revendiquer un corps céleste.
L’appel d'offres pour ce programme serait ouvert non seulement aux entreprises américaines, mais aussi aux entreprises internationales, sachant que la NASA ne couvrira pas les frais de transport et de minage… Aussi les sociétés intéressées devront-elles déjà avoir un pied sur la Lune. L’agence américaine prévoit de payer entre 15 000 et 25 000 dollars pour 50 à 500 grammes de roche ou de terre, bien que les entreprises puissent également fixer les prix dans leurs offres. Reste maintenant le problème éthique, qui, lui, est loin d’être réglé.
Accédez à l'intégralité de l'article, choisissez un abonnement