Une défaite à 100 chevaux
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Une défaite à 100 chevaux.
En 1260, le souverain le plus puissant d’Asie centrale donne naissance à une fille qu’il baptise Khutulun, soit « clair de lune » en mongol. Sa vie est notamment documentée par Marco Polo et on comprend pourquoi… Car Khutulun fait les choses à sa manière, tout d’abord en s’entraînant très tôt à la lutte, sport traditionnel mongol auquel elle excelle, à tel point que personne ne parvient à la battre.
Et c’est précisément cet atout qu’elle utilise lorsque vient pour elle l’âge de se marier. Peu disposée à prendre un mari et perdre le privilège d’accompagner son père sur les champs de bataille, elle pose une condition à son futur mari : il devra la vaincre à la lutte et, en cas de défaite, lui devra 100 chevaux. Sa fortune est faite : Khutulun enrichit considérablement son clan en reportant près de 100 combats et donc 10 000 chevaux.
Un jour, un grand prince d’une beauté et d’une richesse exceptionnelles se présente, plein d’assurance, et promet à Khutulun 1 000 chevaux s’il perd. Toute la famille de la princesse espère qu’il triomphera et suggère même à la jeune fille de le laisser gagner. Pas question pour elle, qui finit par le terrasser. Les versions diffèrent ensuite sur ce qui lui est arrivé : elle ne se serait jamais mariée, aurait épousé un proche de son père ou serait tombée amoureuse du roi de Perse. Mais un détail n’est jamais remis en cause : les 10 000 chevaux !
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